Des filles un peu trop parfaites

Avec la publication du calendrier 2012  de Sports illustrated commence cette saison des calendriers coquins et sexy qui sont devenus de véritables objets autonomes et quasi indépendants de la marque qui les commande. Pirelli, Aubade, Playboy, FHM, autant de noms de calendriers qu’on ne rattache plus forcément à des enseignes commerciales et qui sont pourtant aussi des vecteurs de communication.

Entre message de marque et offre gracieuse ( une sorte de parrainage de la sensualité) , ces calendriers présentent de très belles femmes plus ou moins connues et qui ont pour point commun une plastique plutôt avantageuse que certains pourraient qualifier de parfaite.

Produit pour hommes, ces périodiques qui illustrent les mois de l’année à venir avec charme n’en sont pas moins de formidables marqueurs de l’idéal de beauté d’une société. Visage lisse et sans défaut, absence de rides, poitrine généreuse et jambes à l’avenant : il y a peu à redire sur la forme et l’attrait est immédiat.

Qu’en penser ? Est-il bien raisonnable de contribuer par le succès de ces calendriers sexy à cette unicité de la représentation de ce que doit être un beau visage et un beau corps ?  Car avec ces objets de pur fantasme, on crée une forme d’obligation de ressemblance qui touche d’abord les jeunes filles et des femmes qui peuvent être mal dans leur peau.

La nécessité d’une chirurgie esthétique Tunisie parce qu’elle est moins chère mais rentable en termes de rapport qualité/prix tient aussi à ce vertige des formes harmonieuses qui semblent être un sésame absolu pour plaire aux autres et façonner une image de soi valorisée.

Il semble que ces calendriers participent de cette notion moderne et déroutante que le beau corps n’est plus un objet d’intérêt sexuel mais un paradigme auquel il faut se référer. Car beaucoup de femmes « étudient » ces anatomies un peu trop parfaites et voudraient y ressembler.